Le câblier Calypso de la compagnie néerlandaise Van Oord, réceptionné dimanche dernier par l’agence brestoise AMB, est actuellement à quai au port de Brest en attente d’une fenêtre météo pour prendre le large.
Sa mission : installer la liaison Celtic Interconnector dans les eaux françaises, ce qui correspond à poser quelque 500 kilomètres de câbles sous la mer, entre la France et l’Irlande pour permettre l’échange d’électricité. Un projet porté par RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité en France, et son homologue irlandais EirGrid. Ce câble de puissance de 700 MW en courant continu (la consommation de 450 000 foyers, l’équivalent du département du Finistère), va raccorder directement les réseaux électriques irlandais et français.
Celtic Interconnector est un projet à 1,6 milliard d’euros, dont 560 M€ financés par l’Union européenne. Il a été initié en 2012 et sa mise en service est espérée en 2028. Il est porté par RTE et le gestionnaire du réseau de transport d’électricité irlandais EirGrid, tandis que le groupe français Nexans est en charge de l’ingénierie, de la fabrication et de l’installation de l’ensemble du système de câbles.
Dans le contexte actuel de flambée des prix des énergies fossiles, ce projet Celtic Interconnector prouve tout son intérêt pour la souveraineté énergétique de notre pays. Et le port de Brest, qui a fait de la décarbonation et du développement des énergies marines renouvelables un axe stratégique, y contribue à son niveau. Comme le dit fort justement Loïg Chesnais Girard, président de la Région Bretagne et président du conseil de surveillance de BrestPort : « Nous avons importé l’année dernière plus de 60 milliards d’euros d’énergies fossiles. Mettons plutôt cet argent dans la création d’emplois en Bretagne, en développant les EMR. »